Maria Camps

Maria Camps / Du 9 au 28 Mai 2014

Une jeune femme, assise dans une cuisine, vêtue d’un drap et pieds
nus. Ses cheveux couvrent son visage, peut-être pour se cacher, peut-être
pour essayer de se protéger d’une main menaçante qui surgit par la
fenêtre...peut-être pour l’attraper. Le tout est baigné d’une lumière douce qui
vient contraster avec la tension de la scène.
Maria Camps utilise très souvent l’autoportrait dans ses séries
photographiques. Elle crée des histoires mystérieuses, où les personnages
sont souvent dans des situations énigmatiques face auxquelles le spectateur
est invité à en imaginer le début et la fin.
Elle se met en scène dans des lieux tels que des maisons
abandonnées, des usines désaffectées...des espaces désenchantés, qui
reflètent le passage du temps, l’oubli de ceux qui les ont occupés et laissé
s’abîmer.
La photographe met en parallèle ces décors avec son propre corps,
tous deux réceptacles de souvenirs, de vécu, de nostalgie.


Née en Catalogne en 1988, Maria CAMPS a fait des études
d’infographie à l’École Supérieure de Design de Barcelone. Plus tard, elle a
décidé de se tourner vers la photographie en se rendant à Paris, où elle a
obtenu un European Bachelor.
Grâce à des stages et en assistant des photographes comme Hervé
Haddad, Enric Monte ou Dominique Amphonesinh, elle a découvert le monde
de photographie en studio. Mais c’est vers une photo beaucoup plus intimiste
qu’elle s’oriente.
Ses plus notables séries sont celles où elle se met en scène dans des
univers mystérieux (maisons abandonnées, usines désertes...) enveloppés
d’une lumière douce qui contraste avec la tension induite par ses
personnages énigmatiques.