Indulgence

Indulgence est le thème de l’année 2016

Sélection de films courts : Ana Apostolska, Stéphane Bérard, Pascale Bosc, Boris du Boullay, Cécile Hadj-Hassan, Ted Hardy-Carnac, Eric Madeleine, Joaquín Ojeda Ferrero, Vincent Prieur, Ulrik Rolstad, Anne Marie Toffolo et Roddy Laroche, Céline Trouillet, Sandra Vanbremeersch, Dominique Weill.

Exposition : Corine Borgnet, Marjorie Brunet, Aurélie Dubois, Michel Lemoine, Armand Lestard, Adel Tincelin, Dominique Weill.

Galerie de la Voûte : 42, rue de la Voûte, Paris 20e
Shakirail, collectif Curry Vavart : 72 rue Riquet, Paris 18e

Indulgence regroupe des artistes et des réalisateurs qui opèrent dans des univers différents, ils se connaissent peu, voire pas du tout d’où l’importance de les réunir.
L’indulgence est une fondation de la compréhension humaine, c’est une empathie vitale où l’on s’extrait de ce qu’on est pour se mettre à la place de l’autre. C’est créer pour ceux qui ne créent pas, vivre pour ceux qui sont morts. C’est exercer des allées-venues entre ce qui nous fonde et ce que l’on pourrait subir si l’on était né un peu plus loin.

Projection au Shakirail le 3 octobre 2016 à 20h (en présence des réalisateurs)
Adresse : 72 rue Riquet, Paris 18e

Indulgence 2016, 60’

Pascal Bosc, Tes mains (Your Hands), 2’24, 2016

Dominique Weill, La vie (Life), 2’15, 2015

Ulrik Rolstad, Kaffetid Og Rom (Coffe time and space), 10’05, 2016

Anne Marie Toffolo et Roddy Laroche, Hoquet (Hiccup), 2’40, 2016

Vincent Prieur, Cirer des chaussures de sécurité (Shine Safety Shoes), 1’42’, 2013

Joaquín Ojeda Ferrero, A personal chronological log of thoughts (Un journal chronologique de pensées intimes), 9’, 2016

Stéphane Bérard, Peut-on utiliser jusqu’à un cadavre pour produire une pièce ? (Can one use even a corpse to produce a play ?), 22’’, 2015

Eric Madeleine, La pesée des plongeurs myopes (The weighing nearsighted divers), 2’15, 2010

Boris du Boullay, Il faut choisir son camp (You have to take sides), 2′53, 2012

Cécile Hadj-Hassan, Les chemins d’Ali (Ali’s Pathways), 8’56, 2015

Céline Trouillet, Song n°24, 4’, 2014

Ted Hardy-Carnac, Tunisie 2045 (Tunisia 2045), 3’30, 2014

Ana Apostolska, Gintare, 2’34, 2016

Sandra Vanbremeersch, Indulgence, 5’07, 2016

Exposition

Corine Borgnet invente de multiples chemins qui apparaissent comme des rêves matérialisés. Ici une boule d’aristocratie bleue mise au piquet ; plaquée au mur, elle continue à vaquer à ses superficielles occupations.

Marjorie Brunet travaille avec ce qui est, les espaces existants, les murs et leurs ouvertures. En l’occurrence pour la Galerie de la Voûte, c’est une meurtrière aveugle, la fente qui permettait de viser loin a été voilée.

Aurélie Dubois amène l’équivoque, la perte de repères, l’ambivalence, le doute ; tout ce qui est constitutionnel de l’ouverture sur le monde et du souvenir de la puissance des origines.

Michel Lemoine n’a pas appris à dessiner, ni même à écrire. Il a commencé sur le tard, seul dans sa cellule. Agé de 85 ans et toujours en détention, il dessine ses rêves colorés et ses souvenirs d’enfance. Pas d’indulgence de l’administration pénitentiaire pour ses vieillards.

Armand Lestard est un artiste rock alternatif, indépendant et anarchiste, de ceux qui font du bruit. Sa pièce présentée à la Voûte, AB, tente d’atteindre SOLUTION, mais en vain… une roue essaie d’escalader une montagne, ralentie, s’arrête quelques secondes et redescend la rampe illico : Sisyphe patine.

Adel Tincelin : « se souvenir, s’autoriser à porter sur soi un regard bienveillant, à accueillir simultanément ce que l’on a été et ce que l’on est. Ne pas oublier, par exemple, les robes qui ont compté. Et se laisser la possibilité qu’à nouveau un jour les robes, etc ».

Dominique Weill dessine des villes aux passerelles et paysages infinis qui se déplient comme des partitions musicales. Ce sont des séries de bâtiments qui se tiennent les uns aux autres pour ne pas s’effondrer, personnifiés dans une fragilité grave.