INSTANTANÉE

Rainier Lericolais


Léo Dorfner - Rainier Lericolais - David Legrand - Sandrine Elberg - Maxime Touratier - Mathieu Mercier - Marc Antoine Serra - Marie Losier - Rémi Uchéda - Michael Roy - Mirela Popa - Richard Fauguet - Rebecca Bournigault - Jérôme Simon - Anna & Bernhard Blume (Le collectif M.A.S.K)

Exposition Collective du 02 novembre au 15 novembre 2018

➡︎ Vernissage le jeudi 1er novembre partir de 18h00

Commissariat de Maxime Touratier
+33 (0)6 10 29 17 75

maxtouratier@free.fr


« Instantanée » est une exposition collective d’œuvres réalisée grâce au processus de développement photographique que produisait Polaroid.
Ce procédé demeure, paradoxalement, le moyen photographique permettant de produire des œuvres uniques par le raccourcissement des opérations de production
A son origine, il s’agit d’un procédé de test pour caler la densité ou la température de la lumière avant la prise de vue réelle et définitive.
Objet de peu, voire rebut, la photographie instantanée permet de voir avant la prise de vue définitive de l’impression de la pellicule. 
Elle devient un objet de l’instant de la photographie familiale. Elle est également, un outil précieux pour les scientifiques et autres professionnels 
pour rendre compte d’un lieu, d’un état ou d’un objet : de l’assureur, à l’inspecteur, en passant par l’archéologue, jusqu’au dentiste etc.

Léo Dorfner


Amorce de la révolution copernicienne photographique qu’apporte le numérique, les images instantanées se révèlent être des éléments mnémoniques.
La mémoire, les outils de remémoration sont en jeu et deviennent des enjeux, des cadres sociaux de la mémoire de plus en plus souples et assouplis par la fluidité de la société. 
Le numérique et la consommation d’images, de souvenirs, d’instants participent à l’effacement desdits cadres sociaux créant ainsi des états d’indéfinition.
Le souvenir est consommé, montré sur les différents réseaux sociaux, l’intime montré à tous dans la construction d’un bonheur normé et répondant aux cadres sociaux de la consommation. 
L’intimité, le temps, la précarité des souvenirs, de l’image sont balayés par la monstration à tous, de tous et liquéfiés dans des métadonnées définissant un profil de consommateur.
Dans notre société toujours de plus en plus fluide, presque à l’état liquide comme l’a si bien définit Zygmund Bauman, la photographie numérique est devenue objet liquide, 
fluide impalpable immatérielle, amnésique, indéfinissable multiple et sans cesse retouchable, “snapshatable”. 

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Anna & Bernhard Blume (Le collectif M.A.S.K)


De son immédiateté la plus compulsive, elle perd ainsi de son sens et de son caractère.
Cependant, elle-même précaire, l’image instantanée, cet état numérique, connaît aujourd’hui, des difficultés de production et devient objets uniques, réfléchis, pensées 
(ou pensés ?)recréant la saisie réelle d’un instant.
L’image latente renaît au travers l’image instantanée : le besoin de prendre concrètement du temps finit par arriver ; l’instant perdu du photographe ou de l’amateur de photographie. Cette illusion de capter le temps capté qui demeure cependant fugace (Tempus fuit).

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Jérôme Simon


 Ceci donne tout son sens à la photographie instantanée, paradoxalement nommée : la saisie de l’instant jusqu’à son objectivation et son apparition en tant qu’objet physique fini et défini devenant ainsi quasiment presque immuable.

Maxime Touratier

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Maxime Touratier




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